Cest aujourd'hui chose faite avec l'ouverture 12, place Joubert de la galerie Nuances, dont Montignac peut s'enorgueillir. Une première pour la ville, mais pas pour l'artiste qui a toujours son atelier parisien, où il est bien connu du milieu aquarelliste et des galeries spécialisées. Il expose en effet dans les principaux salons français et étranger. D'origine bretonne dont il a gardé le goût pour la mer, les bateaux, les voyages et le grand large. Il expose depuis 1994 à la biennale du Salon de la marine au Trocadero où il a déposé un dossier pour devenir peintre officiel.
Pichon a fait sa carrière à son compte dans l'architecture jusqu'en 1995 (formation artis déco et Beaux-Arts) tout en continuant parallèlement le dessin artistique. Aujourd'hui âgé de 63 ans, il a décidé depuis six ans de stopper l'architecture, pour se consacrer uniquement à l'aquarelle, l'illustration et être libre. Son travail est des plus variés, évolutif, voire parfois abstrait. Tout l'intéresse, son atelier préféré, c'est la rue, la nature et le monde. Dans ses représentations très construites et colorées, le romantisme est le plus souvent absent au profit de la force, de la vie et du mouvement. Ce sociétaire des artistes français expose alors un peu partout, New-York, Londres, Pays-Bas et collectivement à Kioto très récemment.
POUR MONTIGNAC
Attiré en Dordogne par son meilleur copain de promo, Richard, très bon sculpteur déjà installé à Saint-Antoine-d'Auberoche (et hélas disparu depuis), c'est donc à Montignac en 1994 qu'il apporte chevalets et pinceaux pour ouvrir au 4, rue de Versailles (excusez du peu) un atelier galerie. Impliqué à l'avenir de cette belle petite ville du Périgord noir qu'il va d'ailleurs aquarelliser par de nombreux tableaux, sa réflexion l'amène à penser que Montignac sans Lascaux ne serait rien oui si peu. Pour lui il faut que cette commune trouve un second souffle, avec un autre vecteur touristique possible.
Il faut attirer (autrement que par une billetterie) et surtout retenir à Montignac une population étrangère de plus en plus variée (Allemands, Américains, Japonais, etc) sans oublier nos voisins Anglais déjà solidement implantés en Dordogne, amateurs d'art et certains déjà clients.
DES CARTONS BIEN REMPLIS
Pichon pense alors pouvoir le faire par le biais de l'art pictural. Il a dans ses cartons depuis 1997 non
seulement le projet d'installation d'une galerie d'art, mais aussi celui d'un grand salon annuel tournant où les oeuvres de professionnels peintres et sculpteurs, renommés seraient exposées dans les différents hôtels montignacois, tous de bon et très bon standing (dont un relais château) mais il manque le nerf de la guerre, l'argent. Pour cela, Pichon noue des liens, tisse sa toile, rencontre les élus de l'époque qui ne semblent pas être intéressés par le projet.
Aujourd'hui, Pichon a accompli un partie de son rêve ambitieux, ouvrir une galerie d'art pour lui, mais surtout pour Montignac. Un très lourd investissement personnel, dont il tire fierté. Reste maintenant à organiser ce cher salon pour lequel Pichon va reprendre son bâton de pélerin pour déterminer plus que jamais avec l'espoir d'arriver à ses fins l'année prochaine.
En attendant, Pichon, infatigable, va continuer à parcourir le monde pour y travailler avec comme terre de prédilection le très Proche-Orient (Marrakech où il doit exposer est à 2 h 20 d'avion de Bordeaux et rapporter des illustrations des plus pittoresques et colorées (40 pays ont déjà reçu sa visite).
On peut rencontrer Pichon à son atelier, 4 rue de Versailles à Montignac en le prévenant au 05.53.51.08.06 ou voir la plupart de ses travaux à la galerie Nuances (tenue par Monique Pichon), 12 place Joubert à Montignac, tous les après-midi jusqu'à 19 heures et plus durant l'été, tél. 06.71.56.89.14