François Boisrond est né en 1959 à Boulogne-Billancourt. Il a fait ses études à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris où il rencontre Hervé Di Rosa, avec lequel il va s'engager dans le mouvement de Ici Figuration Libre. Il vit et travaille à Paris..
« Sans titre » 1982 - polyptyque - acrylique sur papier kraft - collection de l'artiste
« Après le lycée, je suis rentré à l'école de médecine, j'étais très attiré par la psychiatrie. Au bout de 3 mois j'en ai eu marre et je suis allé dans un atelier de peinture. ( ... )
Je m'extériorise assez, c'est 'genre' un peu de la magie noire, vis à vis de ça. Je suis très superstitieux. Par exemple j'utilise toujours le même crayon, le même pinceau, si j'en perds un, je flippe'. »
François Boisrond, propos recueillis par Catherine Brindel (Catalogue de l'exposition « Blanchard, Boisrond, Combas, Di Rosa », Groninger Museum, 19 février - 27 mars 1983)
« Ma peinture ne cherche pas à être intelligente ( ... )
La faiblesse a un sens dans les oeuvres, pas tellement ce qui est maîtrisé. Je me sens romantique, c'est à dire vulnérable et je pense que cette faiblesse fait partie de la qualité de ma peinture. Je me sens solitaire, pas militant, pas professionnel mais singulier et j'y crois ! »
François Boisrond, janvier 1982, propos recueillis par Jean de Loisy (Catalogue de l'exposition « L'air du temps », Galerie d'Art Contemporain des Musées de Nice, 22 février - 11 avril 1982)
« Il appartient à cette génération qui a découvert la vie, l'amour, la guerre à travers la télévision ou le cinéma, et pour laquelle le réel n'est que l'imitation décevante de l'image transmise qu'ils [les artistes de la Figuration Libre] ont d'abord reçue. »
Farideh Cadot, 1983