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Depuis sa création par Colbert au XXII° siècle,
le Salon, puis les autres salons récents,
s'avèrent indispensables à l'action artistique de notre pays.
C'est une tradition, un moyen, une nécessité.
Trois siècles d'histoire de l'Art y font référence, il est le
chemin obligé de la notoriété et parfois de la gloire.
C'est aussi un rassemblement des pratiquants de la peinture,
de la sculpture, de la gravure, des métiers d'art,
qui constitue, en un lieu donné de grande qualité, aujourd'hui
de nouveau la Salle Le Nôtre au Carrousel du Louvre,
une fête, une rencontre, un label. Ici l'artiste est au centre de
sa famille, de sa profession. De partout, viennent ici se
confronter avec leurs pairs et devant les amateurs,
les critiques, les marchands, les touristes même, les fervents
de l'émotion esthétique. En plus de la longue patience
d'un métier difficile, et parfois ingrat à surmonter,
tous sont attentifs aux regards des autres, de tous les autres.
Cela est nécessaire à leur recherche d'un absolu jamais atteint
et toujours renouvelé, qui fait de l'artiste le citoyen pacifique,
indispensable à la communauté humaine.
Dans la longue histoire des salons,
celui de la SNBA 2002 accomplit sa mission
de service culturel, dans un monde galopant
où la provocante nouveauté contredit parfois la sérénité
esthétique propre à la vraie création. Il apporte sa pierre
à l'édification d'une culture dont, seuls, nos descendants,
proches ou lointains, sauront définir les limites.
À tous merci de votre nécessaire et amicale présence.
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Le Président,
Etienne AUDFRAY
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